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Une petite boule de lumière

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Et soudain, telle une lumière qui éblouit, voilà que me vint à l'esprit un texte que j'ai écrit. Il s’intitule « Une petite boule de lumière ». Ce court extrait est tiré de mon recueil recueil de poèmes; Dans un cadeau qui fut publié il y a deux ans. J’y exprime ma perception de la légèreté de l’âme et ce sentiment de renaître à travers d’autres yeux. Le dessin a été créé par la suite et le ruban vert dénote l'espoir fragile, mais toujours présent dans nos vie, à chaque pas que nous faisons.

Bonne lecture, et laissez-vous porter par la magie des mots!

 

Une petite boule de lumière

bebe aileAssise dans l’herbe, je me laisse caresser par le vent. Les chants d’oiseaux qui planent au-dessus de ma tête sont une vraie symphonie dont les notes encouragent mon état de léthargie. Les longues plumes colorées de leur queue semblent s’étirer et créer des arcs-en-ciel qui progressent à mesure que les oiseaux se déplacent.

Je cherche à prendre cette fleur tout près, mais je ne réussis pas à la saisir, même si j’essaie. D’ailleurs, je ne vois pas ma main qui sans doute devrait balayer l’air. Je n’ai pas de doigts et ne sens pas non plus mes jambes. Je me lève sans effort. Je monte et monte encore. Je ne suis qu’un visage ou qu’une lumière qui tourbillonne dans les airs. Je dois ressembler à celles que je vois et qui tournoient autour de moi. Sont-ce des rires qui résonnent en écho. Il y a des centaines voire des milliers d’autres comme celles qui toupillent dans tous les sens. J’ai souvenir d’avoir été autre chose qu’une boule de lumière, mais les images s’estompent peu à peu.

Il me faut choisir. Elles ne parlent pas, mais je peux les entendre m’ordonner de choisir, dans mon esprit. Je dois choisir, mais choisir quoi exactement? Pendant que je réfléchis, je me sens attirée incontestablement vers une bulle. À une vitesse folle, je progresse vers elle et je crois qu’elle va exploser ou au contraire, que c’est moi qui vais se fracasser en mille morceaux en percutant la paroi, mais rien de tout cela ne se produit. À mon grand étonnement, je pénètre dans la membrane comme si la bulle m’avait aspirée.

Je suis maintenant à l’intérieur et je m’y sens bien. Je flotte dans cet univers noir. Même ma lumière ne parvient pas à m’éclairer. Je suis dans le néant et soudain des bruits. J’entends des sons qui résonnent en ce lieu, faisant vibrer mon essence. Un rythme soutenu. Une musique universelle. Il y a aussi des voix que j’entends. Je ne distingue pas ce qu’elles disent. J’ai oublié les mots. C’est vrai, j’ai oublié ce qu’ils veulent dire. J’ai le souvenir d’avoir parlé cette langue, mais je ne la comprends plus. J’ai peur, je m’affole! Qu’advient-il de moi? Où suis-je? Pourquoi rien n’est pareil? Pourquoi suis-je aussi perdue?


Tout se met à vibrer encore une fois. Un chien qui aboie! Je reconnais cet animal! Il y a derrière cette paroi un chien qui aboie! J’entends aussi les voix, mais une particulièrement m’est douce et rassurante. Elle est plus forte que les autres, mais plus apaisante. Tant qu’elle parlera, je me sentirai bien, en sécurité.

Soudain, turbulences. J’étouffe dans ce lieu qui rétrécit. On me pousse, on ne veut plus de moi. La bulle veut m’expulser, mais je ne sais où aller! J’ai peur! Parle-moi la voix! Parle-moi! Elle aussi crie, elle souffre! La bulle m’a recrachée et je me sens tomber. Attrapez-moi!

C’est maintenant ma voix qui pousse cri. Un cri du cœur, je sens mes poumons qui expulsent cet air. Je sens le froid sur ma peau. La clarté envahit mes yeux qui discernent des ombres et bientôt des formes concrètes. La voix! La même voix calme et rassurante. C’est un visage qui me sourit. Je vois un doigt et puis un autre! C’est une main qui apparaît devant mon visage. C’est ma main que je vois et je lève la seconde pour être certaine que je ne rêve pas. Mes yeux ne sont pas assez grands pour capter toutes ces nouvelles images. Je suis redevenu… Que suis-je redevenue exactement?

Francesca. Elle répète ce mot : Francesca. C’est son rire que j’entends. Partout il y a de la lumière. Des sphères et des faisceaux de lumière, mais plus lumineuse que celle que j’étais. Une chaleur. Je sens cette chaleur. Il y a un souvenir qui me revient. Un souvenir impérissable, présent au fond de moi et qui réchauffe de la même manière à chaque fois qu’il y a eu une fois. L’amour; c’est l’amour que je ressens.

 

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